Ce que dit la réglementation
En France, les entreprises de plus de 500 salariés (250 en outre-mer) doivent publier un bilan de leurs émissions de gaz à effet de serre tous les quatre ans. Depuis 2023, les émissions indirectes significatives — le scope 3 — y sont obligatoires.
Pour les autres, la demande vient surtout des clients et des appels d’offres : une estimation sérieuse devient un prérequis commercial.
Le scope 3, là où se trouve l’essentiel
Achats, transport amont et aval, déplacements, usage et fin de vie des produits vendus : dans la plupart des secteurs, ces postes représentent la majorité des émissions.
Les données sont imparfaites au départ, souvent fondées sur des facteurs d’émission moyens. Ce n’est pas un obstacle : on affine ensuite, poste par poste, en commençant par les plus lourds.
« Un ordre de grandeur juste vaut mieux qu’un chiffre précis sur un périmètre incomplet. »
Une trajectoire avec des jalons
Un objectif à 2050 n’engage personne. Ce qui engage, c’est un jalon à dix-huit mois, avec un responsable nommé et un budget associé.
Concrètement : trois à cinq actions chiffrées, leur coût, leur gain en tonnes, et la personne qui en répond devant la direction.
Les fournisseurs, premier levier
Quand l’essentiel de vos émissions vient de vos achats, la réduction passe par vos fournisseurs : critères de sélection, engagement des principaux partenaires, et des changements qui prennent parfois deux ans.
C’est aussi le levier le plus regardé par vos propres clients.
CE QU’IL FAUT RETENIR
- Ne vous arrêtez pas aux scopes 1 et 2.
- Acceptez l’imprécision du scope 3 au départ, puis affinez les postes les plus lourds.
- Fixez un jalon à dix-huit mois avec un responsable nommé.
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